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Photo: Illustrative image — Photo: Image by Godot13, Public domain, via Wikimedia Commons

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Angoissés par l'avenir, les Français fortunés se ruent vers l’assurance-vie luxembourgeoise

Les Français fortunés se tournent vers l'assurance-vie luxembourgeoise pour protéger leur épargne du risque politique et économique.

Updated 2 min read

Key points

  • Le délai d'ouverture d'un contrat d'assurance-vie au Luxembourg est passé d'une semaine à un mois et demi.
  • Les seuils d'investissement minimums sont de 50 000 euros chez Yomoni et de 150 000 euros chez BoursoFirst.
  • Le déficit français a atteint 5 % du PIB en 2025 et la dette devrait atteindre 120 % du PIB en 2026.

Why it matters. Cette fuite des capitaux traduit une perte de confiance des épargnants riches envers l'État français face à l'endettement public croissant.

Des épargnants fortunés ont déplacé leurs capitaux vers le Luxembourg en 2024 suite à la dissolution de l'assemblée nationale. François-Xavier Sœur de Terrae Patrimoine note que les délais d'ouverture de contrats sont passés d'une semaine à un mois et demi. Les tickets d'entrée varient de 50 000 euros chez Yomoni à 150 000 euros pour BoursoFirst. Cette tendance s'explique par un déficit atteignant 5 % du PIB en 2025 et une dette prévue à 120 % du PIB en 2026.

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Angoissés par l'avenir, les Français fortunés se ruent vers l’assurance-vie luxembourgeoise

Dans une France bouleversée par l’instabilité, l’assurance-vie luxembourgeoise aimante les épargnants disposant de capitaux importants à placer. Ils y voient un instrument permettant de préserver leur épargne des dérives budgétaires du pays, et de lui offrir plus de perspectives. À chaque moment de tension, la même musique revient. « Mes clients se ruent sur l’assurance-vie luxembourgeoise », soufflait un banquier privé au moment de la dissolution de l’assemblée nationale, en 2024. Dans le sillage des manifestations du 17 octobre, donnant à voir une France insurrectionnelle, de l’impasse dans laquelle s’est murée l’action parlementaire, et l’instabilité géopolitique, les flux français partant pour son voisin septentrional français ont « explosé », estime un autre gestionnaire de banque privée. Ce n’est pas qu’on y paye moins d’impôts - le transfert est fiscalement neutre. Mais cette fuite des capitaux traduit la volonté de nombreux épargnants de se protéger contre « le risque France » - soit les dangers que fait peser sur l’épargne l’évolution politique et économique du pays. Du moins, ceux qui peuvent se le permettre. Une assurance-vie luxembourgeoise premier prix requiert un ticket d’entrée de 50 000 euros - comme celle de Yomoni, par exemple. Celle de BoursoFirst (Boursobank), demande 150 000 euros minimum. Signe qui ne trompe pas : « les délais s’allongent pour ouvrir une a.

Sources