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Photo: Illustrative image — Photo: BalticServers.com, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons

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Comment fonctionne vraiment Internet, et pourquoi le taxer au gigaoctet pose problème

Nicolas Guillaume, président d'Arkaven, montre que la taxe au gigaoctet se heurte aux limites techniques du comptage sur Internet.

Updated 2 min read

Key points

  • Internet est une fédération de plus de 75 000 réseaux autonomes qui s'annoncent leurs adresses grâce au protocole BGP.
  • Le trafic entre chez un abonné par l'une de trois « portes » : le transit, les points d'échange ou le peering privé.
  • Un compteur de volume ne distingue ni un film, ni une mise à jour de sécurité, ni une attaque par déni de service.

Why it matters. La taxe risquerait de faire payer des émetteurs pour du trafic qu'ils n'ont pas choisi d'envoyer, et la facture pourrait ruisseler vers les destinataires.

Nicolas Guillaume, président d'Arkaven, publie ce lundi une analyse selon laquelle les compteurs des opérateurs, qui ne mesurent que des volumes, ne distinguent pas un usage légitime d'une attaque. Selon l'amendement I-1358, voté 11 voix contre 10, chaque gigaoctet envoyé vers un abonné français coûterait 0,055 euro à son émetteur. Internet compte plus de 75 000 réseaux autonomes, sans tour de contrôle centrale.

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Comment fonctionne vraiment Internet, et pourquoi le taxer au gigaoctet pose problème

Compter les gigaoctets d'Internet, comment fait-on ? Nicolas Guillaume, président d'Arkaven, a décortiqué le chemin du trafic jusqu'à nos box pour montrer les limites techniques de la taxe sur les gigaoctets votée par les députés. Compter les gigaoctets d'Internet, comment fait-on ? Nicolas Guillaume, président d'Arkaven, a décortiqué le chemin du trafic jusqu'à nos box pour montrer les limites techniques de la taxe sur les gigaoctets votée par les députés. Avant d’arriver sur votre écran, chaque gigaoctet franchit l’une des trois portes du réseau de votre fournisseur d’accès. © aileenchik / Shutterstock Avant de taxer Internet au gigaoctet, comme le souhaite le député des Bouches-du-Rhône Laurent Lhardit, il faut d'abord savoir ce que l'on compte. C'est le point de départ de Nicolas Guillaume, spécialiste des télécoms et président d'Arkaven, qui a publié ce lundi un texte que nous trouvons très pédagogique, sur la taxe sur les gigaoctets qui fait tant polémique, jusqu'à irriter sévèrement Xavier Niel , le papa de Free. Comme un petit clin d'œil au journaliste scientifique Michel Chevalet et à son célèbre « Comment ça marche ? », il retrace le chemin d'un gigaoctet jusqu'à nos écrans. Il en conclut que les compteurs des opérateurs, qui ne mesurent que des volumes, ne permettent pas de distinguer un usage légitime d'une attaque. Il est utile de rappeler qu'Internet n'est pas un .

Sources