Skip to footer
Data Center of CNPC
Photo: Illustrative image — Photo: Charlie fong, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

tech

Data centers en France : l’enfumage de la « souveraineté numérique »

Un article dénonce le flou de la « souveraineté numérique » invoquée autour des data centers en France.

Updated 2 min read

Key points

  • Plus de 90 % de la puissance électrique réservée aux projets de data centers sur le sol français concerne des acteurs extra-européens.
  • Ce constat provient d'un rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale, cité par l'article.
  • La gauche propose un moratoire sur les data centers « non souverains » implantés en France.

Why it matters. Le flou du concept, utilisé par des partis aux projets opposés, pourrait peser sur les choix concernant la construction de data centers sur le sol français.

Plus de 90 % de la puissance électrique réservée aux projets de data centers sur le sol français concerne des acteurs extra-européens, selon un rapport de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale. À gauche, la proposition d'un moratoire sur les data centers « non souverains » découle de ce constat. Le chercheur Julien Nocetti, de l'IFRI, juge que la souveraineté numérique consiste à maîtriser ses dépendances, non à vivre en autarcie.

Latest updates

Data centers en France : l’enfumage de la « souveraineté numérique »

Skip to content UNE ENQUÊTE EXCLUSIVE les votes et les stratégies du RN PASSÉS AU CRIBLE ©Crédit Photographie : Montage : Valentine Michel Sommaire Dépliez le sommaire de l’article La souveraineté numérique est décidément à la mode. De Jean-Luc Mélenchon, qui prône la « décolonisation numérique vis-à-vis des États-Unis d’Amérique » à Jordan Bardella ( « L’intelligence artificielle est déjà un sujet de souveraineté nationale majeure » ) en passant par Edouard Philippe qui alerte contre le risque de « vassalisation » de la France et de l’Union européenne dans le domaine , le concept donne l’impression – ou plutôt l’illusion – d’un consensus partagé. Comme nous allons le voir, le concept est en réalité tellement flou qu’il sert, en fonction des partis qui l’emploient, des projets politiques radicalement opposés. En particulier sur la question de la construction de data centers sur le sol français, dont les défenseurs défendent la prolifération au nom de la « souveraineté ». Les faits sont pourtant là : plus de 90 % de la puissance électrique réservée aux projets de data centers en France concerne des acteurs extra-européens, a révélé un rapport de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale . D’où la proposition, à gauche , d’instaurer un moratoire sur les data centers « non souverains ». Encore faut-il définir une infrastructure véritablement « souveraine » au cœur d’une ind.

Sources

Topics