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Photo: Illustrative image — Photo: Espacio Nolich, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons

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Entre enjeux de souveraineté, Lego spatial et pari ambitieux: le Français Alatyr veut construire des centres de données géants dans l’espace, pour concurrencer SpaceX et Blue Origin

La start-up française Alatyr veut bâtir des centres de données géants en orbite, face à SpaceX et Blue Origin.

Updated 2 min read

Key points

  • Alatyr prévoit d'assembler en orbite 551 tuiles légères, transportées par des lanceurs lourds.
  • Le centre de données spatial mesurerait 240 mètres de long pour 90 mètres de large.
  • Les GPU seraient renouvelés environ tous les cinq ans, et le robot BYLD assurerait la maintenance en orbite.

Why it matters. Le projet pourrait offrir à l'Europe une alternative souveraine, moins chère et plus responsable, selon Emeric Lhomme, qui juge ces infrastructures indispensables.

La start-up française Alatyr a réorienté son activité fin 2025 vers les centres de données spatiaux. Son cofondateur Emeric Lhomme prévoit d'assembler en orbite 551 tuiles légères, à environ 1.500 kilomètres de la Terre, grâce au robot BYLD. Le centre mesurerait 240 mètres de long sur 90 mètres de large et serait monté en moins d'un mois. Un rapport du Boston Consulting Group de juillet évoque 15% du marché des data centers dédiés à l'IA d'ici 2040.

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Entre enjeux de souveraineté, Lego spatial et pari ambitieux: le Français Alatyr veut construire des centres de données géants dans l’espace, pour concurrencer SpaceX et Blue Origin

Pour se faire une place dans la course aux centres de données spatiaux, Alatyr mise sur une architecture modulaire et un robot capable d'assembler des centaines de tuiles en orbite. La start-up française vise à terme un réseau de data centers souverains, avec une première infrastructure attendue autour de 2030. "Placer des data centers dans l’espace, c’est une évidence." En janvier dernier, quand Elon Musk lance cette phrase à la volée à l’occasion du Forum économique mondial de Davos, elle ne passe pas inaperçue. Quelques jours plus tard, le 31 janvier, il contacte la FCC, le régulateur américain des télécoms, et dépose la demande officielle pour lancer un million de satellites, capables de produire jusqu’à 120 gigawatts d’énergie et d’alimenter des dizaines de millions de processeurs spécialisés dans l’intelligence artificielle. Dans l’espace, les satellites peuvent en effet profiter d’une ressource quasi illimitée: l’énergie solaire. Un atout de taille alors que la demande énergétique liée à l’IA explose. Tirer son épingle du jeu Et Elon Musk n’est pas le seul. En mars, Blue Origin, l’entreprise de Jeff Bezos, est entrée dans la course avec le Project Sunrise, une constellation géante de plus de 50.000 satellites. En octobre dernier, c'est Google qui a mis en orbite un satellite expérimental embarquant ses propres puces d’IA. "Des millions de vaisseaux spatiaux et des dizain.

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