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La Belgique reconstruit sa défense sol-air
La Belgique reconstruit sa défense sol-air via l'acquisition de missiles, radars et canons en partenariat avec les Pays-Bas.
Key points
- La Belgique acquiert 10 lance-missiles Nasams, 14 radars GM200 MM/C et 20 canons SkyRanger 30.
- Le contrat signé avec Kongsberg pour les systèmes Nasams s'élève à 947,30 M€.
- Ce renforcement multicouche est réalisé dans le cadre d'un partenariat avec les Pays-Bas.
Why it matters. Cet investissement permet à la Belgique de rétablir une capacité de défense antiaérienne opérationnelle face aux tensions géopolitiques à l'est de l'Europe.
Les forces armées belges ont publié fin septembre sur le portail européen des marchés publics un avis pour acquérir des systèmes de défense sol-air. Ce plan prévoit l'achat de 10 lance-missiles Nasams, 14 radars mobiles GM200 MM/C et 20 canons SkyRanger 30 via un partenariat avec les Pays-Bas. Kongsberg a confirmé un contrat de 947,30 M€ pour les Nasams afin de pallier des coupes budgétaires passées.
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La Belgique reconstruit sa défense sol-air
Après près de dix ans sans véritable défense sol-air, la Belgique reconstitue progressivement son bouclier antiaérien. Lance-missiles, radars mobiles et canons antiaériens doivent renforcer les faibles capacités face aux menaces aériennes et aux drones. Il aura fallu dix ans. Les forces armées belges s’apprêtent à retrouver une défense sol-air multicouche. À la fin du mois de septembre, une notification préalable d’attribution directe a été publiée sur le portail européen des marchés publics. Elle porte sur l’acquisition de systèmes de défense sol-air de courte et moyenne portée, de radars mobiles et de canons antiaériens destinés à compléter les quelques systèmes Mistral encore en service. Le peloton de missiles antiaériens portables (Manpads) Mistral est d’ailleurs un rescapé des coupes budgétaires précédentes : pendant quelques années les forces armées belges ne disposaient plus d’aucun système sol-air opérationnel et ce, en dépit d’un contexte géopolitique marqué par la menace russe. Une défense multicouche Face aux tensions géopolitiques à l’est de l’Europe, la Belgique a donc décidé de renforcer ses capacités sol-air. « Une protection antiaérienne, c’est comme le fromage suisse : chaque couche a des trous et il faut donc beaucoup de couches pour ne plus avoir des trous », explique à Air & Cosmos le lieutenant-général (à la retraite) Marc Thys, ancien numéro deux des force.