Skip to footer
Watch on YouTube

tech

La Turquie fait mieux que la France, et interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

La Turquie interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans dès le 1er novembre 2026, avec vérification d'âge par l'identité numérique

Updated 3 min read

Key points

  • La Turquie a publié le 10 octobre le règlement d'application d'une loi votée fin avril par le Parlement.
  • À partir du 1er novembre 2026, les réseaux sociaux ne pourront plus servir les utilisateurs de moins de 15 ans.
  • Les plateformes concernées incluent Instagram, Facebook, X, TikTok, Snapchat, YouTube, WhatsApp, Telegram, Discord et Reddit.

Why it matters. Ce dispositif turc pourrait inspirer d'autres pays, alors que la France a vu son texte censuré par le Conseil constitutionnel.

La Turquie a publié le 10 octobre le règlement d'application d'une loi votée fin avril par le Parlement, une semaine après une fusillade dans un établissement scolaire. À partir du 1er novembre 2026, les réseaux sociaux accessibles depuis le pays, turcs ou étrangers, ne pourront plus servir les utilisateurs de moins de 15 ans. Le dispositif prévoit une vérification d'âge par l'identité numérique d'État et des amendes jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires mondial.

Latest updates

La Turquie fait mieux que la France, et interdit les réseaux sociaux aux moins de 15 ans

Vérification d'âge par l'identité numérique d'État, amendes jusqu'à 3 % du chiffre d'affaires mondial... Ankara a choisi la manière forte. Vérification d’âge par l’identité numérique d’État, amendes jusqu’à 3 % du chiffre d’affaires mondial… Ankara a choisi la manière forte. Il y a deux mois, Paris pensait tenir la mesure phare de la rentrée, avec une loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Après des mois de débats sur l’addiction aux écrans, le harcèlement et la santé mentale des adolescents, le Conseil constitutionnel a finalement choisi de censurer le texte. Pendant ce temps, à quelques milliers de kilomètres, un autre pays mettait la dernière main à un dispositif quasiment identique. Un code d’accès délivré par l’État La Turquie a publié le 10 octobre son règlement d’application d’une loi votée fin avril par le Parlement, une semaine après une fusillade dans un établissement scolaire. À partir du 1 er novembre 2026 , les réseaux sociaux accessibles depuis le pays, qu’ils soient turcs ou étrangers, n’auront plus le droit de servir les utilisateurs de moins de 15 ans. La liste est large : Instagram, Facebook, X, TikTok, Snapchat, YouTube, WhatsApp, Telegram, Discord et Reddit sont concernés. Le texte va plus loin qu’une simple limite d’âge. Il précise qu’aucun service « susceptible de produire un effet addictif chez les enfants » ne peut leur être proposé. Le.

TikTok, Snapchat, Telegram : la France peut-elle vraiment couper l’accès aux réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire et ciblé des réseaux sociaux dans les zones touchées par les violences survenues en marge des mobilisations du 17 octobre. L’ancien Premier ministre, candidat à la présidentielle de 2027, estime que TikTok, Snapchat ou Telegram servent de points de ralliement et alimentent le mimétisme violent chez les plus jeunes. Techniquement, l’État ne peut pas éteindre ces plateformes, dont les serveurs sont à l’étranger, mais il peut demander aux opérateurs français d’en bloquer l’accès par DNS ou par adresse IP. Un ciblage géographique précis reste toutefois illusoire : une antenne mobile couvre plusieurs centaines de mètres et les connexions fixes se gèrent ligne par ligne, sans compter les VPN qui contournent aisément ces blocages. Le précédent néo-calédonien de mai 2024, où TikTok avait été suspendu, a d’ailleurs été jugé illégal par le Conseil d’État en avril 2025 pour atteinte disproportionnée aux libertés. En France métropolitaine, toute mesure devrait aussi respecter le Digital Services Act européen, qui ne permet pas à un État de couper unilatéralement une plateforme. Concrètement, pour un utilisateur ordinaire, un blocage freinerait surtout les usages quotidiens sans empêcher les personnes déterminées de poursuivre leurs échanges via des outils de contournement. Le gouvernement mise donc sur une autre voie : 200 enquêteurs sont mobilisés pour exploiter les images publiées en ligne et identifier les auteurs des violences.

Sources